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Chèvreville, petite commune du Sud-Manche de 200 âmes qui refusent qu'une ligne Très Haute Tension de 400000 volts passe au-dessus de leur tête. Voici donc le journal d'un village qui se soulève dans un élan incroyable, et qui dit Non à la THT. C'est sûr, Chèvreville ne se laissera pas faire !

Pour s'opposer à la ligne THT, Chèvreville avait boycotté les élections. Un an après, Gilbert Daniel ne désarme pas.
L’arrêté anti-THT pris par le maire d’Erbrée, en Ille-et-Vilaine, a de grandes chances de ne pas être annulé par le tribunal de Rennes.
Haute tension : la première victoire des opposants
Si janvier est le mois où RTE présente ses meilleurs voeux aux communes empalées par la future THT, les mois qui suivent (et les années) seront assurément ceux où ils ne se réaliseront pas. Monsieur Perrin, directeur du projet chez RTE, a eu l'extrême délicatesse de souhaiter une bonne année 2009 au maire de Chèvreville et à ses administrés. Il nous assure de toute l'énergie de son équipe pour préserver un avenir lumineux à Chèvreville (sic). De quel avenir lumineux Monsieur PERRIN parle-t-il ? Est-ce celui de cette petite fille qui figure sur la carte de voeux ? La fillette marche la mine triste et la tête basse dans une jachère d'herbes folles, le cerveau baignant dans un magma de champs électromagnétiques. Est-ce le sort que Monsieur Perrin entend réserver aux enfants de Chèvreville en positionnant la ligne THT à proximité de l'école ? La ligne THT doit-elle condamner notre petite commune à la jachère ?


Toujours dans le cadre de la manif de Mortain, voici un nouveau reportage (ici ) passé sur la radio nationale RTL, qui met en exergue la situation toute particulière de Chèvreville si la THT s'y installe. En moins d'une minute les témoignages de Christiane, Nathalie et ses fils Kentin et Axel ainsi que du maire Gilbert Daniel en disent long sur l'étendue des dégâts irréversibles causés par une ligne THT.
Venus de toute la Normandie mais aussi de Mayenne et d'Ille et Vilaine, ils sont venus dire ou redire leur opposition au projet de ligne très haute tension Cotentin Maine. Ligne qui doit transporter l'électricité du futur EPR de Flamanville. Dans le cortège, des élus, des militants et aussi de simple citoyens, inquiets de l'impact de la THT sur la santé, humaine et animale.[source France Bleu Basse-Normandie - Journal 8H00]
"L'étude a été pilotée par les universitaires du Criirem (Centre de recherche et d'information indépendantes sur les rayonnements electromagnétiques). Elle a permis d'interroger 2.868 personnes demeurant dans une zone de
Selon l'association, 15,8% des personnes demeurant à moins de
Plus d'infos ici : http://ouest.france3.fr/info/bretagne/50961474-fr.php
Réaction de RTE : circulez, y a rien à voir. Le gros avantage avec RTE, c'est qu'on connaissait sa réaction en réponse à l'enquête avant la publication des résultats. NO COMMENT.

La Tribune.fr - 27/01/2009 à 23:38
Corinne Lepage, ancienne ministre, présidente de Cap 21, vice-présidente du Modem.
La décision de relancer le nucléaire, sans concertation et sans évaluation, est contraire à l'esprit et à la lettre du Grenelle de l'environnement. Elle risque de privilégier une consommation électrique tous azimuts, au détriment des objectifs communautaires en matière d'efficacité énergétique et d'énergies renouvelables. Et de compromettre l'émergence d'une industrie "verte" en France, estime Corinne Lepage, ancienne ministre, présidente de Cap 21, vice-présidente du Modem.
[suite de l'article ici ...]
JT France 3 : reportage sur la convocation des maires ayant pris des arrêtés anti-THT devant le T.A. de Caen - Le maire de Chèvreville Gilbert Daniel s'y exprime. Une coquille s'est glissée en attribuant à Gilbert Daniel la charge de premier magistrat de Chefresne. Rendons à Jean-Claude Bossard, maire de cette commune et coordinateur du collectif des maires, ce qui lui revient. De toute manière un trait commun les rassemble car il s'agit de deux communes farouchement opposées à la THT.
Le 20 septembre dernier, les habitants de Chèvreville dans le sud-Manche ont simulé un enfouissement de câbles près de l'école du village
Élus et RTE devant les juges
Toujours est-il que la filiale d'EDF et le préfet de la Manche, coordonnateur du projet de ligne aérienne THT 400 000 volts "Cotentin-Maine", semblent maintenant pressés d'en finir avec ceux qui se mettent en travers de leur route. A commencer par les 35 maires (sur 64 concernés) des communes traversées par la ligne THT. Ces derniers ont pris au nom du principe de précaution des arrêtés interdisant pour des raisons sanitaires le passage de cette ligne à moins de 500 mètres des habitations et de 300 mètres des bâtiments d'élevage.
Non seulement l'annulation de ces arrêtés a été demandée au tribunal administratif de Caen, mais encore celui-ci a fait preuve d'une rapidité exceptionnelle pour inscrire cette affaire à une audience, en l'occurrence celle du jeudi 11 décembre.
Le préfet contre les maires
Ainsi, il n'aura fallu que huit mois entre la date à laquelle a été pris le premier de ces arrêtés (trois mois dans le cas du dernier) et l'examen par le tribunal caennais de la demande de RTE et de la préfecture de la Manche. Alors que pour ces juridictions, le délai est en moyenne de 12 à 15 mois pour qu'une affaire passe."Curieusement", relève Jean-Claude Bossard, maire du Chefresne et coordonnateur interrégional des élus concernés par la THT, "seuls 17 maires sur les 35 ont vu leur arrêtés attaqués". Serait-ce une façon d'inciter les autres à retirer d'eux-mêmes leur arrêtés et de dissuader ceux qui s'apprêtent à en prendre, encouragés en cela par le député maire (UMP) d'Avranches, Guénhaël Huet ?
Au cas où le tribunal administratif donnerait raison à RTE et au préfet de la Manche, la filiale d'EDF se verrait enlever — temporairement — une sérieuse épine du pied, les élus ne pouvant plus s'opposer au tracé de la ligne qu'elle a décidé et qui va faire l'objet d'une enquête publique. Les maires appelés au tribunal ne devraient pas s'avouer vaincus.
Sur le terrain judiciaire, ils gardent la possibilité de faire appel, et par ailleurs ils peuvent prendre de nouveaux arrêtés. Quant aux autres maires, ils ne retireront certainement pas les leurs. Enfin, l'ensemble de ces élus continue à refuser l'accès de leurs mairies à RTE tant que celui-ci n'aura pas prouvé l'absence totale d'effets sur la santé des lignes à très haute tension. Or, RTE est censé les rencontrer tous avant que l'enquête publique ne commence...
Dans l'hypothèse où le tribunal administratif refuserait de décider l'annulation des fameux arrêtés, c'est toute la procédure actuelle, visant à un début des travaux de construction de la ligne en 2010 pour une mise en service fin 2011, qui pourrait être remise en question.
Il faudrait alors revoir le tracé de détail de la ligne pour tenir compte des nouvelles distances à respecter avec les bâtiments de toutes sortes.
Ce qui reviendrait pour RTE à déplacer le problème et à s'exposer à de nouvelles contestations.
Il suffirait tout simplement d'enfouir
Ce scénario est difficilement acceptable par la société de transport d'électricité car il ne serait pas sans conséquence pour le calendrier du projet de ligne THT Cotentin-Maine. Répétons-le : la solution n'est-elle pas de contourner le problème en décidant une fois pour toutes l'enfouissement de la ligne ?
REPÈRES
■ Pilotage
Les 19 millions d'euros du plan d'accompagnement du projet 'Cotentin-Maine” sont gérés par un comité de pilotage. Parmi les maires de la Manche qui y ont été nommés, ceux qui ont pris des arrêtés (Le Chefresne, Buais et Saint Sébastien de Raids) sont naturellement en forte minorité.
■ Acharnement
Pour l'association anti-THT de Saint-Pois, l'acharnement de RTE et de la préfecture contre les arrêtés est incompréhensible 'd'autant que le Conseil d'État a récemment consacré la valeur constitutionnelle de l'ensemble des dispositions de la Charte de l'environnement.”
[La Manche Libre - 15 déc 2008]